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Migration de la plateforme Géoportail en 2018

6 Février 2018

Des effets de bord sont prévisibles de mi-mai à fin juin 2018.

Pourquoi de tels travaux ? En quoi consistent-ils ?

Comme annoncé dans le programme de service public de l’IGN, la plateforme Géoportail va migrer dans un nouveau cloud interministériel opéré par les ministères de tutelle de l’IGN que sont le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire (MTES) et le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA).

Le Géoportail bénéficiera ainsi des atouts suivants :

  • pérennité de l’hébergement, permettant d’investir pour le long terme
  • rationalisation des moyens informatiques de l’Etat
  • une offre en “cloud” qui permet de mieux s’adapter à l’usage et de prendre en charge plus rapidement des nouveaux besoins nouvelles capacités de réaction en fonction des pics de demande
  • une “usine logicielle” à l’état de l’art pour déployer plus rapidement les futurs services
  • une facilité d’accès aux ressources en ligne proposées par le Géoportail des ministères et établissements publics via le Réseau interministériel de l’État.

Cette migration sera “isofonctionnelle”, dans la mesure où les applications et données sont déplacées sur de nouvelles machines sans perte des fonctionnalités existantes.

Toutefois, plusieurs défis rendent cette opération complexe :

  • plus de 1500 sites ou applications sont connectés sur le Géoportail, parmi lesquelles de nombreux outils répondant à des missions régaliennes ou d’importance majeure pour l’organisme ou entreprise qui les édite
  • Le patrimoine des données du Géoportail (cartographie, ortho-photographies, prises de vue aérienne, données partenaires…) -de l’ordre 350 To - doit être transféré sans perte et sans interruption de service
  • l’infrastructure Géoportail sert 120 millions de requêtes par jour : une interruption, même courte, peut donc avoir des impacts immédiats.
  • le transfert de l’infrastructure s’accompagne d’une modernisation des technologies de stockage et d’accès . A cette occasion, des composants logiciels souvent invisibles du public seront également mis à jour et devront être testés de nouveau avant mise en production : serveurs cartographiques, moteurs de bases de données, applicatifs spécifiques, etc.

Comment la migration va-t-elle se dérouler ?

A l’issue d’une procédure de marché public, un prestataire a été désigné pour accompagner l’IGN dans les opérations techniques de migration et opérer la future plateforme pendant plusieurs années.

La migration proprement dite se déroule en plusieurs phases successives, réalisées par l’IGN et par ses sous-traitants :

  • mise en condition des logiciels et données existants (documentation, transferts de connaissance, réingénierie pour adapter le Géoportail au cloud, etc)
  • définition d’une stratégie de migration et d’un plan des opérations, incluant les calendriers prévisionnels, analyses des risques (tels que perte des données, non-fonctionnement) et des scenarii nécessaires à la minimisation de ces risques
  • prise en compte du nouvel hébergement interministériel et tests de capacité
  • mise en production, test et bascule progressive des services, sans interruption perceptible pour l’utilisateur

La migration prévoit également un volet “conduite du changement” pour informer les utilisateurs, en particulier via le blog géoserivces, et les accompagner dans les différentes phases des opérations.

Où se situent les risques pour un utilisateur du Géoportail ?

A la différence d’opérations passées telles que le passage de l’API v1 à l’API v2 en 2012, la migration de 2018 ne demande pas d’action particulière de la part des utilisateurs. En particulier, la manière d’interagir avec l’infrastructure (URL, protocoles, clés) et avec le site Géoportail ne sera pas affectée.

Mais une migration d’ampleur peut produire des effets perceptibles par l’utilisateur. Les situations et impacts potentiels identifiés sont les suivants :

Type de situation rencontrée Effets sur les utilisateurs Mesures prises par l’IGN
Dégradation de la performance d’un service nouvellement migré fonctionnement des applications client ralenti, voire rendu impossible si le service est totalement indisponible Vérification d’aptitude et de capacité des services par le prestataire puis par l’IGN AVANT ouverture aux utilisateurs. En dernier recours, l’IGN conserve une possibilité de retour arrière (“rollback”) temporaire en cas de défaillance du service migré
Interruption pendant la réalisation d’opérations de bascule les appels aux services restent sans réponse, ni l’ancienne ni la nouvelle infrastructure n’étant en ligne mise en fonction parallèle des deux infrastructures, choix de périodes de bascule en dehors des périodes de consommation de pointe, exigence de respect des critères de “garantie de temps de rétablissement” maximum si une indisponibilité doit avoir lieu (2h ou 4h selon les services)
Délais de propagation de la nouvelle “adresse” du Géoportail dans les DNS la traduction des URL (inchangées) en IP par les serveurs DNS étant inexacte, les appels aux services arrivent à tort sur l’ancienne infrastructure L’IGN augmentera le rythme de rafraîchissement pendant la migration. Côté client, un vidage du cache DNS local (“DNS flush”) peut permettre de résoudre d’éventuels problèmes.
“recul” en termes de fraîcheur de certaines données Des données (orthos, données image, données vecteur, etc). publiées sur l’ancienne infrastructure pendant la reconstruction de la nouvelle plateforme doivent être resynchronisées dès que celle-ci disponible. La période de temps prévue pour cette resynchronisation pourrait s’avérer insuffisante. Pour éviter ceci, les équipes de publication préparennt avec soin la tâche de resynchronisation en priorisant les référentiels du Service public de la donnée (RGE, RPG).

Quand vont se dérouler les bascules ?

Les bascules sont organisées par vague par service ou bloc de services. A ce jour, les bascules ont été planifiées entre mi-mai et fin juin 2018. Les dates exactes seront connues quelques semaines avant chaque opération.

Comment trouver des informations sur l’avancement de la migration ?

A chaque début de mois calendaire entre février 2018 et la fin des opérations, un article de blog sera publié avec l’indication de la date prévisionnelle et de la durée des bascules de service et des gels d’alimentation en données du mois à venir.
Une alerte via Twitter sera faite à t-2 jours de chaque bascule de service.
Enfin, une publication d’une synthèse des actions de bascule du mois passé est prévu dans le reporting du Géoportail (publié sur le blog).

Comment interagir avec l’IGN sur les questions liées à la migration ?

Le blog géoservices et son flux RSS seront les principaux vecteurs de diffusion d’information relatifs à cette migration. Les chargés de relations extérieures et le service client ne disposeront pas d’informations additionnelles qui n’auraient pas été communiquées par ces vecteurs.
Ils seront cependant à votre écoute pour tout point d’attention que leur exprimeront les utilisateurs, notamment sur :

  • l’identification de données et de zones dont l’actualisation est particulièrement importante pour le bon fonctionnement de leurs applications et dont la mise à jour ne peut pas souffrir de retard additionnel.
  • l’identification de périodes-clé pendant lesquelles les interruptions de service auront un impact “hors normes” sur leur activité.

Ces informations permettront aux équipes de migration d’adapter autant que possible les travaux pour minimiser le risque de gêne.