IGN

Géoservices IGN

La qualité de l’adresse en entrée

Bien entendu, une adresse invalide n’est pas censée être géocodable. Trouver la localisation physique d’une adresse suppose que le lieu existe sur le territoire.

Mais qu’est-ce qu’une adresse valide ? On distinguera l’existence de l’adresse en tant que lieu et la validité du formattage de cette adresse, c’est-à-dire la façon de l’écrire.

Une adresse géographiquement valide

L’adresse que l’on souhaite géocoder désigne nécessairement un lieu géographique, dont on cherche à obtenir les coordonnées. On exclut pour l’instant des localisants territoriaux surfaciques (tels qu’une commune ou un département en soi) pour se focaliser sur les points adresses localisés par un point géographique précis à l’échelle de la rue.

La norme en vigueur est celle de l’adresse géo-postale, désignant le lieu à travers une commune, un lieu-dit, une voie et un numéro de voie. Sont exclues les adresses postales non-géographique, c’est-à-dire les adresses avec un libellé d’acheminement en CEDEX et une boîte postale ne permettant pas d’établir la localisation géographique.

Une adresse en CEDEX n’est pas nécessairement non-géographique : si la voie est spécifiée et la commune unique en France, elle est géocodable. Le code postal est quant à lui dans une zone grise, appartenant à la norme postale mais correspondant à une zone géographique : ses premiers chiffres, en tout cas, correspondent rigoureusement au département afin d’identifier la commune de façon unique en France.

Le sujet n’est pas trivial : dans l’absolu, une adresse non-géographique est une adresse permettant l’acheminement de courrier mais totalement dissocié de tout concept de lieu. Au contraire, si la difficulté est causée par la désignation postale de l’adresse, alors c’est une limitation du référentiel de données exploitables.

Zoom : _adresses géographiques_ et _postales_

Voici, par exemple, une adresse géo-postale (avec des éléments géographiques et des éléments postaux) :

6 et 8 Avenue Blaise Pascal -> géographique

Cité Descartes -> géographique

Champs-sur-Marne -> géographique

77455 Marne la Vallée -> postal

Cedex 2 -> postal

Conformité du formattage

Formatage postal

La norme AFNOR XPZ 10-011 définit le formattage des adresses postales en 6 lignes (7 avec le pays) :

Seules les lignes 3 à 6 sont à spécifier pour le géocodage. Les lignes précédentes peuvent être tolérées ou non.

Adresse sur une ligne

Lorsque l’adresse est écrite dans un champ de recherche, on peut séparer ou non les “lignes” par des virgules. Il faut, en principe, respecter l’ordre des composants de l’adresse pour lever toute ambiguité, par exemple :

Adresses à la norme administrative

Le lieu est désigné en formule libre et naturelle, comme : “L’IGN est situé au 73 avenue de Paris à Saint-Mandé (Val-de-Marne)”.

Cette notation notamment utilisée dans les textes légaux, où la désignation d’un lieu ne peut dépendre du référentiel postal, qui n’est pas contrôlé par le législateur. Elle doit s’appuyer sur les structures administratives : numéro et voie (issus d’un arrêté municipal), commune et département (décidés par le Conseil d’Etat). La désignation du département (nom ou code) est nécessaire pour lever toute ambiguité sur le nom de la commune.

La structuration minimale mais non-ambigue d’une adresse se fait ainsi :

Exactitude

Tolérance aux orthographes alternatives et fautes d’orthographe

Si pour une commune, un lieu-dit ou une voie, il existe une orthographe officielle, plusieurs variantes peuvent néanmoins s’écrire. Par exemple :

On peut exiger que le service de géocodage tolère des fautes d’orthographe mineures qui ne nuisent aucunement à l’information, comme oublier un “s” en fin de mot ou omettre une lettre doublée. Par exemple :

la Ferté-Alais / la Ferté-Alai

Alfortville / Alfortvile

Des fautes plus prononcées doivent-elles être tolérées ? Cela dépend de plusieurs choses :

Complétude de l’adresse

Il existe 3 niveaux de complétude :

Les adresses abrégées, par exemple rue Baudelaire au lieu de rue Charles Baudelaire, entrent dans la première catégorie car il ne s’agit pas de faute d’orthographe mais d’une omission de changeant pas l’information.

Les adresses sans code postal (ni département) appartiennent également à la première catégorie seulement si la commune indiquée est unique en France. Si des communes de nom dérivé existent (comme entre Paris et Paris-l’Hôpital en Saône-et-Loire), on peut considérer que le cas est ambigu ou soumettre cette considération à l’exactitude de la correspondance des noms de voie.

La complétude de la norme impose quant à elle le respect d’une structure bien définie, qu’il s’agisse d’un standard ou d’une structuration particulière (numéro, voie, commune, code département, etc.).

La complétude du point géographique se réfère à ce qu’une adresse est identifiée par un ponctuel désignant une ou plusieurs parcelles cadastrales possédant ce qu’on appelle administrativement une adresse. Une recherche de nom de ville sera traitée différemment car il ne s’agit pas d’une adresse, mais d’un territoire administratif de niveau supérieur qui peut être identifié par un ponctuel (lieu de la mairie ou centroïde du polygone) ou par une surface. Il ne s’agit alors plus d’une adresse, bien que le texte recherché puisse être exact et complet au niveau territorial.