Date
26 janvier 2026

Investigation produit autour de la détection de changement

Contenu

Texte

L’IGN, dans le cadre de ses missions d’observateur du territoire en continu, produit et met à jour de nombreux jeux de données (images, données 3D, et bases de données) au bénéfice des politiques publiques nationales et de partenaires locaux et nationaux.

L’essor des sources de données disponibles (lidar, images aériennes, satellites), associé à l’amélioration des techniques de traitement automatique des données (appuyé par l’intelligence artificielle) font émerger de nouvelles opportunités autour de la Détection du Changement (DCHAN).

L’enjeu est de mieux identifier et cartographier les changements sur le terrain entre deux dates et ainsi mettre en lumière les phénomènes naturels et anthropiques à l’origine de ces évolutions.

En découle une feuille de route technologique ambitieuse pour les prochaines années : Détection de changements : défis et objectifs pour 2025-2035 - Institut - IGN

Dans ce contexte l’IGN lance une investigation pour faire le point autours des besoins et attentes des acteurs publics et privés sur le territoire national en termes de jeux de données géographiques utiles autour de la détection de changement et ainsi apporter des éléments de compréhension et de décision aux politiques publiques.

Deux expérimentations sont en cours de prototypage pour appuyer l’investigation :

  • Le calcul d’un différentiel de hauteur de MNS (Modèle Numérique de Surface) entre deux acquisitions aériennes pour mettre en lumière l’apparition/suppression de bâtiment, de zone de végétation…
  • Le calcul d’un score d’évolutivité 2D du territoire, combinant plusieurs sources de données (images aériennes, COSIA, MNS…) pour identifier les zones qui évoluent le plus sur le territoire.

Exemple ci-dessous à Périgueux (Dordogne) avec le différentiel de MNS, sur une zone acquise en 2021 et 2024, où un bâtiment a été détruit :


IGNF-vignrette-dchan1IGNF-vignrette-dchan2

ignf-visuel-dchan3

Avec chaque image aérienne on calcule un MNS (Modèle Numérique de Surface). Les deux MNS calculés sont alors superposés l’un à l’autre pour calculer la différence de hauteur entre les 2 acquisitions. En rouge les éléments de sursol « détruits » ou réduits (différence négative), en bleu, les éléments de sursol qui apparaissent (différence positive).

Autre exemple toujours en Dordogne entre 2021 et 2024 où une forêt a été partiellement rasée :

IGNF_visuel_dchan4IGNF_visuel_dchan5

IGNF_visuel_dchan6